Edito

Le métier d’agencier relève d’une passion exigeante, l’information destinée aux médias. Ces derniers à leur tour, informeront leurs publics. Si à la fin du XIXè siècle les premières « dépêches » étaient acheminées par pigeons voyageurs, il en va tout autrement aujourd’hui… Notre métier s’en trouve bouleversé mais ses fondements demeurent inchangés.

Dans un monde ouvert où les évolutions se font au galop de la technique, chacun aujourd’hui se veut « journaliste »… Certains grands médias poussent mêmes dans ce sens, espérant réduire leurs coûts par effet d’aubaine… Les agences doivent certes revalider leur modèle économique, sans perdre de vue un impératif absolu: préserver la confiance du public. Celle-ci ne résisterait pas à la déqualification de nos métiers.

Les évolutions introduites par la loi du 22 mars 2012 reconnaissent ce qui en fait la spécificité: professionnalisme, déontologie, indépendance. Dans le même temps, de nouveaux acteurs contournent ces règles et produisent des contenus à bas prix générés par des non-professionnels, en France… voire dans certains pays en développement. La mondialisation en effet, n’érode pas que le savoir-faire industriel.

Comme leur environnement, les agences évoluent. L’élargissement de leur marché à de nouveaux clients permet à ces derniers de devenir émetteurs et diffuseurs d’informations. Institutionnels, entreprises et même des marques tissent ainsi des liens nouveaux avec leurs publics.

Nous ne revendiquons ni privilège ni monopole. En professionnels responsables, nous faisons tout pour que l’information demeure le propre des journalistes, qui recoupent et vérifient leurs sources dans le cadre d’une éthique concrétisée par la Charte des Agences de Presse.

Marc Gombeaud